Haikyo

Haikyo signifie « ruines » mais cela décrit aussi le passe-temps connu sous le nom d’exploration urbaine. Les haikyoistes visitent des sites abandonnés : villes, maisons, hôpitaux, écoles, sites industriels et parc à thèmes. Je suis Jordy Meow et ce site internet est le résultat d’années d’aventures à travers les haikyo du Japon. J’ai publié trois livres à ce sujet, lesquels sont tous disponibles sur Amazon.

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Des questions ? Jetez un œil à la FAQ. Mes trois Haikyo préférés ? Les voici : Gunkanjima, Nara Dreamland et le Negishi Grandstand.

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Introduction

Nous quittons le centre de Tokyo, ses banlieues, et sa dernière avenue sans fin où tous les lumineux hôtels érotiques forment une ligne avec les bruyants salons pachinko. L’ambiance rurale croît. Le tout est toujours parsemé de commerces de proximités, ça et là, mais nous atteignons bientôt la campagne. Des maisons japonaises entourées de rizières apparaissent et donnent d’impression d’avoir déjà quitté la ville depuis une éternité. Nous laissons derrière nous sans regret les derniers bâtiments.

Art Hashima

Le vent souffle à présent à travers de nombreuses villes industrielles et délabrées. Nous devons souvent nous arrêter à des carrefours bien qu’il n’y ait aucune voiture – les feux de circulation fonctionnent toujours. Des fantômes ne nous surprendraient pas mais aucun ne se montre. Au loin, on peut voir une gigantesque grande roue. Des corbeaux tournoient autour.

Abandoned Village

Puis nous atteignons les montagnes. Elles ne sont jamais bien loin. De la fumée noire, une odeur bizarre. Dans l’ombre, des complexes industriels tournent toujours. Ils ont l’air aussi rouillés qu’anciens, un mélange artistique grossier d’Art Déco huileux et de steampunk. Les travailleurs semblent n’être actifs qu’ici et là et ils savent déjà qu’ils seront les derniers. Nous atteignons finalement le village local, d’où viennent ces travailleurs.

La nuit tombe déjà et seuls les éclairages urbains au carrefour principal marchent encore. La rue du village semble désespérément vide et une chanson mélancolique retentit soudain, venant de nulle part. Elle résonne à travers tout le village. Ils disent que ce n’est qu’un gentil rappel pour que les enfants rentrent à la maison avant qu’il ne fasse nuit mais il n’y en a aucun dans les rues. La petite école est désormais fermée depuis longtemps. Ce n’est qu’un test pour les haut-parleurs du coin, un moyen systématique de s’assurer qu’ils marchent en cas de catastrophe majeure à travers le Japon.

Abandoned Torii

Tout n’est pas déprimant et sombre sur ces terres éloignées des métropoles japonaises. Les retraités profitent de leurs meilleures années entourés de leurs amis de toujours, partageant des plats locaux et du saké tout en jouant à des jeux jusqu’à tard dans la nuit. Les enfants sont tous partis loin et l’on espère qu’ils rentreront un jour.

Lively Hashima

Mais, désormais, des gens différents viennent ici. Ils sont peut-être photographes, aventuriers, historiens, artistes, ou l’on ne sait quoi mais ils partagent une chose en commun : leur désir de faire durer plus longtemps ces instants fugaces entre aujourd’hui et demain. Et ils sont donc tous ravis d’entendre les histoires que ces lieux ont à partager.

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